Vendredi 26 et samedi 27 février 2010 à 21h
Dans son dernier album, Li lan la, Diogal s'inspire de la richesse musicale liée à la diversité ethnique du Sénégal. De sa voix suave, il nous entraîne dans son univers avec des rythmes lébous et mandingues, aussi bien que folk et pop. Les percussions traditionnelles (sabar, tama, calbasse, balais, cajón) se mêlent aux instruments de musique occidentaux. Dans ses chansons, Diogal rend hommage au grand musicien malien Ali Farka Touré et parle du comportement des hommes, du rapport aux origines, de la mer, du réchauffement de la planète, de son village et d'amour.
Ce troisième album est le premier dont l'artiste a signé tous les arrangements, la réalisation et la production.
C’est au Sénégal en 1970, à Ngor, un village de pêcheurs lébous, que Diogal Sakho a vu le jour. Diogal pratique la pêche, séchant même les cours pour mieux aller tâter le poisson. Finalement, la musique lui vient assez tard. Ce n’est pas faute d’avoir toute son enfance suivi de concerts en concerts son oncle Moustapha Diagne, dit « Tapha », portant sa guitare sur son dos. C’est à la mort de son mentor que le jeune Diogal osera s’approcher de cet instrument qui le fascine mais l’intimide. Se plongeant dans ses souvenirs, il revoit son oncle jouer, prend des bouquins, gratouille et finalement se lance. Ses premiers pas sur scènes, il les fait dans une boîte à l’occasion des premières parties de Mamadou Konté puis de celles des Frères Guissé. Ces quelques minutes de gloire lui suffisent amplement. Il se perfectionne, comprend qu’il est surtout fait pour chanter et teste ses compositions sur un public plutôt réceptif.
En 1996, Loy Ehrlich (qui a joué avec Touré Kunda et Youssou N'dour), ami de Tapha, lui propose de venir à Paris pour enregistrer une première cassette. A Dakar, le succès est au rendez-vous. Une autre cassette arrive, cette fois distribuée par le label de Youssou N’Dour « Xippi ». Diogal se fait remarquer sur les scènes parisiennes et sort après trois années de travail, le CD « Samba alla ». Loy Erhlich réunit ses amis, Jean Philippe Rykiel, Wasis Diop, Daby Touré, Yakouba Sissoko, Didier Malherbe, Steve Shehan et Pape Dieye qui donnent de l'étoffe aux nouvelles compositions de Diogal. Il dédie cet album à son oncle qui n’a jamais pu sortir de disque et dont il réalise le rêve.
